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Cet article relation mon expérience personnelle vécue lors du concert de Prince au festival de Jazz de Montreux, le lundi 15 juillet 2013.

Il s'agit du troisième et dernier concert donné cette année-là dans le cadre de ce festival. En ce qui me concerne, j'avais assisté uniquement au concert de la veille.

Avant le show Modifier

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Damaris Lewis sur scène à Montreux

Après une bonne nuit, je me rends sur les quais au bord du lac pour une promenade en milieu de journée. Les activités commencent juste à se mettre en place, et comme nous sommes un lundi il y a un peu moins de monde que le jour précédent. En déambulant parmi les stands, je croise avec surprise Damaris Lewis, simplement assise sur un tabouret en train d'essayer des breloques et autres bijoux fantaisie. Après un rapide "hello" il n'est pas vraiment possible de discuter plus longtemps car elle est occupée.

La journée se passe assez doucement, croisant ici et là certains fans avec qui c'est l'occasion de discuter. Finalement, il n'y a rien de bien spécial à faire en attendant le concert du soir.

On rejoint les rangs de la file d'attente vers 18h.

Le show Modifier

Bien que Damaris Lewis ait annoncé la veille un début de show à 20h précises, le concert n'a débuté que 30 minutes plus tard. Cette fois, il s'agit d'un d'un spectacle en configuration "3rdEyeGirl" c'est à dire le trio féminin composé de Hannah Welton (batterie), Ida Nielsen (basse) et Donna Grantis (guitare). Nous voilà parti pour un voyage très rock'n'roll. On trouve toutefois Cassandra O'Neal aux claviers, positionnée en retrait.

Le morceau d'ouverture est la relecture de Let's Go Crazy au rythme ralenti, et intégrant une portion de la mélodie de Frankenstein (une cover datant de 1973) jouée par Ida Nielsen à la basse. Après ce déluge électrique et grandiose on passe à Endorphinmachine, un titre que l'on avait assez peu eu l'occasion d'entendre au fil des années. C'est en tout cas un plaisir de voir Prince se démener à la guitare !

Le show se poursuit avec Screwdriver qui voit la participation de Joshua Welton sur scène. Il interviendra aux claviers sur plusieurs morceaux du show.

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Prince & 3rdEyeGirl

Le morceau suivant est She's Always In My Hair livré ici dans une interprétation magistrale qui ravit le public. Seulement pour moi, c'est un moment que je ne vis pas pleinement. Une demoiselle visiblement sous l'emprise d'une forme d'extase vient se frayer un chemin dans la foule pour se positionner... juste devant moi. Elle pousse tout le monde, hurle, lève les bras, bref c'est le cauchemar de tout spectateur de concert. On lui intime l'ordre de se tenir tranquille mais elle soupire comme exaspérée, comme si c'était nous qui l'empêchions de vivre ce moment alors que c'est tout l'inverse. Et à peine quelques instants plus tard... elle s'évanouit ! Avec mes voisins on tente de la retenir debout, tout en faisant des signes à la sécurité qui intervient rapidement pour l'évacuer. Au moins, on pourra poursuivre le concert tranquillement, mais du coup elle a bien gâché ce moment musical.

Les choses se calment ensuite avec The Love We Make, somptueuse ballade comme toujours, puis une versions encore une fois refaite de I Could Never Take The Place Of Your Man, comme quoi les bons titres peuvent être joués de multiples façons. Le set rock se poursuit avec Guitar puis Plectrumelectrum, Fixurlifeup, et Bambi. Puis une nouvelle pause bienvenue avec Sometimes It Snows In April.

Plus le show avance et plus on part dans le jam, avec un The Max malheureusement trop court, Donna Grantis jouant le riff à la guitare. Un autre titre rare, Cause And Effect, est ensuite proposé dans une version très rock 60’s. C’est la fin de la première partie du show.

Prince revient sur scène un peu plus tard pour When We’re Dancing Close And Slow, un titre rare mais que nous avions déjà entendu en 2011 à Rotterdam. Sans Andy Allo pour jouer le contre point sexy, le morceau est sympathique mais ne laisse pas un souvenir particulier. On revient vite au « funk and roll » avec la reprise de Play That Funky Music, et je crois que personne ne peut jouer ce morceau comme Prince. L’enchainement avec Dreamer est presque habituel, mais la chanson va s’étendre vers la fin surtout que Prince encourage le public à répéter le titre inlassablement.

Nous voilà déjà avec un concert bien rempli, qui aurait très bien pu s’arrêter à ce stade. Mais un nouveau rappel a lieu avec le morceau The Breakdown, où l’on sent que Prince a vraiment du mal vocalement à ce moment là. La fatigue, sûrement. Je me suis dit que l’émotion était passée un peu à côté.

Mais nous savons que notre lutin funky est un fêtard insatiable, et il lui suffit d’appuyer sur le sampler et de lancer l’intro de When Doves Cry pour déchaîner les foules. Il demande à Damaris et Joshua de sélectionner quelques personnes dans le public pour danser sur scène. Rapidement, la scène est envahie. Les 11 cuivres reviennent sur scène et le sampler set se poursuit avec le beat de Nasty Girl, pas très long, puis celui d’Alphabet St. Le morceau suivant, Sign O The Times, est l’occasion de rappeler le saxophoniste Markus Anderson pour un excellent solo. On passe à Hot Thing, où Ida Nielsen est mise à contribution pour un solo de basse. Plusieurs solos de cuivres s’ajoutent à ce qui devient une discothèque géante. Dans le public, illuminé comme en boite de nuit, on danse à tous les étages. Le passage à A Love Bizarre est une fois encore l’occasion de mettre les cuivres en avant, bien qu’ils n’avaient pas de micro individuel. Prince le DJ nous gâte ensuite avec le beat dansant du morceau Love de l’album 3121, et le truc part en jam sévère lorsque Larry Graham empoigne, sur demande de Prince, la basse d’Ida Nielsen pour un solo tandis que sa choriste, Ashley Biscuit Cole, entame le refrain de Raise Up. Quel final ! Prince semble annoncer son départ, mais redémarre (après s’être trompé de bouton un court instant, ce qui a relancé A Love Bizarre) sur Housequake, qui est l’occasion d’une chorégraphie des cuivres tandis que les spectateurs regagnent le public. Donna Grantis est mise à contribution pour un solo. A l’issue du morceau, toute la troupe quitte les lieux et c’est vraiment terminé.

Après le show Modifier

Nous sortons prestement de l’auditorium Stravinski avec un sourire jusqu’aux oreilles. Cette ultime soirée a été une réussite totale. Les titres sont joués avec brio, et si 3rdEyeGirl n’est pas un groupe aussi pointu que les NPG par exemple, il faut admettre qu’elles s’en sortent bien et les cuivres apportent un réel plus. Le sampler set de ce soir fut le plus dément que j’ai eu l’occasion d’entendre, il a été aussi très long, près d’une demi-heure au total et l’objet de nombreux jams. Le fait que des fans aient été invités à danser sur scène a ajouté à l’aspect festif du show.

Une fois dehors, c’est le même scénario qui se reproduit : on retrouve les autres fans, on discute du show, et on déambule le long des quais dans la chaleur de la nuit, au milieu des multiples stands de nourriture et de bibelots. Cependant l’ambiance s’estompe déjà car le festival est terminé et nous sommes un lundi soir, on sent que la fin est proche. Retour à l’hôtel pour une courte nuit. Il faut en effet être prêt le lendemain pour le voyage retour avec mes compères.

Le voyage retour Modifier

Rassemblement des bagages, petit déjeuner rapidement avalé en terrasse, check out de l’hôtel et voilà l’heure de rejoindre mes acolytes pour un road trip probablement moins festif qu’à l’aller. Comme indiqué dans l’article précédent, j’avais monté une opération de covoiturage pour économiser sur les frais de route. Nous devions donc rentrer sur Fréjus par l’itinéraire côté France. Le truc se présentait assez bien, car j’avais réussi à combler l’ensemble des places disponibles tout au long du voyage. Sauf que les personnes supplémentaires que j’embarquais ont principalement utilisé le covoiturage pour des bouts de trajets : Nyon – Grenoble, ou Genève – Aix-en-Provence par exemple. Nous avons donc dû faire plusieurs arrêts et détours pour débarquer et embarquer nos compagnons de voyage. Cela nous a pris un temps fou. En effet, il n’est pas possible d’embarquer quelqu’un sur une bretelle d’autoroute ! Il nous fallait chaque fois sortir, aller jusqu’au centre ville pour trouver la gare par exemple, et revenir sur l’autoroute ensuite. Tout ceci dans un véhicule surchargé de bagages, et sous un soleil assommant. Il a fait plus de 40° tout le long du trajet, et malgré la climatisation qui fonctionnait à fond, nous étions dans un piètre état. Bref, nous arrivons à Fréjus en fin de journée. Je me sépare de mes camarades qui repartent par le train ou d’autre moyens, et je rejoins mes proches pour le reste des vacances. Fin juillet, je remonte vers Paris. Au total, j’ai effectué 3 700 km en un mois, dont près d’un bon tiers rien que pour voir Prince. Avec Francfort 2002 où nous avions fait l’aller – retour dans la même soirée, ces deux jours à Montreux restent comme un des principaux exemples où Prince nous a obligé à nous dépasser, et mettre en place des choses qu’on aurait jamais imaginé faire. C’est cela aussi, la magie de la musique.

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