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Montreux, Auditorium Stravinski, 16 jul 2007

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Cet article relate mon expérience vécue lors du concert de Prince dans le cadre du Festival de Jazz de Montreux, en Suisse, le lundi 16 juillet 2007.

Contexte

Cinq ans. Cinq années ont passé depuis la dernière venue de Prince en France, dans le cadre de la tournée One Nite Alone, le 28 octobre 2002. Nous sommes maintenant en 2007 et Prince est annoncé en août et septembre à Londres, pour une résidence inédite de 21 concerts : The Earth Tour.

S'il a délaissé l'Europe, Prince n'est cependant pas resté inactif pendant ces cinq années. En 2004, il signa son grand retour dans la pop avec l'album Musicology, qui fut suivi d'une importante tournée aux Etats-Unis. En 2005 et 2006, il lança la carrière de Tamar et sorti chez Universal l'album 3121 qui fut classé n°1 des ventes. L'album donna lieu à une résidence à Las Vegas, où Prince donna des concerts de novembre 2006 à avril 2007.

Alors que la résidence de Londres arrivait à l'horizon, d'incessantes rumeurs prédisaient le passage de Prince au festival de jazz de Montreux, en Suisse, prévu en juillet 2007. Depuis peut être le Zénith de 1986 jamais un show Princier n'avait autant suscité d'attente que cette prestation au Montreux Jazz Festival. Fondé par Claude Nobs en 1967 le festival helvétique a su, depuis plusieurs décennies déjà, prendre le tournant d'un éclectisme musical qui lui permis d'accueillir Deep Purple, David Bowie, George Clinton, et bien d'autres, sans jamais perdre une once de sa flamboyante réputation.

La prestation de Prince au festival de jazz de Montreal en juillet 2001 avait relancé les espérances les plus folles, l'Europe attendant qu'il se produise dans un événement similaire sur notre continent, et quoi de mieux que Montreux pour cette occasion ? Claude Nobs avait sollicité Prince à de nombreuses reprises les années précédentes. Les deux hommes se connaissent bien, car Nobs avait participé à l'organisation de la première tournée de Prince en Europe, en 1981 ! Mais c'est la star qui a finalement décidé de venir à Montreux : Nobs n'obtenu la confirmation de sa venue qu'une quinzaine de jours avant la date prévue. Les fans, de leur côté, avaient anticipé l'événement d'autant qu'une mystérieuse "surprise jazz night" restait insensiblement inchangée dans le programme du festival.

L'annonce officielle a été faite le 6 juillet, soit seulement dix jours avant la date prévue. Les billets furent mis en vente dès le lendemain, dans les points de vente locaux Ticketcorner et sur internet. Les ventes sur internet furent très compliquées, même en se connectant à l'heure précise. Les serveurs informatiques furent rapidement saturés, laissant la voie libre aux points de vente physiques. Le concert unique fut déclaré complet en à peine dix minutes, ce qui était du jamais vu dans le cadre du festival !

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Mon ticket de concert pour le Montreux Jazz Festival 2007

Dans ces conditions, obtenir des places fut particulièrement compliqué pour les fans : de nombreuses personnes ont acheté les billets en masse dans les points de vente pour les revendre avec une certaine plus value. Les places en fosse, vendues 129 francs suisses (70 €), se revendaient plus de 300 francs dans les minutes qui suivirent la vente de billets officielle. Le soir du concert, la côte est monté jusqu'à 800 francs suisses (435 €).

Fort heureusement, la solidarité des fans suisses permis à un bon nombre de fans français d'obtenir des places au tarif classique. Il était également assez facile d'en obtenir sur place le jour même au marché noir pour un prix oscillant entre 200 et 250 €, mais il fallait oser faire le déplacement jusqu'à Montreux les mains vides ! D'autre part, quelques places furent également mises en vente au guichet le soir même du concert mais ce point n'avait pas été communiqué et nous l'avons découvert une fois sur place.

Avant le show

Nous partîmes de Paris Porte d'Orléans à 09:15 pour une arrivée honnête à Montreux à 15:39, le voyage s'étant passé sans souci par la route. Sur place, un lieu de rendez vous était prévu au bar "Le Tropical", sur les quais du bord du lac. Cependant, en découvrant l'endroit c'est l'étonnement. Le festival de Montreux est bien plus qu'une série de concerts. Le lieu est magnifique, avec les montagnes bordées par le lac aux reflets bleutés. La ville est agréable et le climat doux. Des tentes blanches sont disposées sur toute la croisette du bord du lac, amenant une atmosphère de vacances et de détente avec ses terrasses jouxtant les nombreux bars et restaurants. On y trouve presque toutes les cuisines du monde, et des boutiques de souvenirs. Il y a un monde fou qui déambule d'un bout à l'autre des quais.

Pour ce premier concert en Europe depuis cinq ans, et compte tenu de l'importance de ce show, il était clair que l'événement ressemblerait à une convention de fans purs et durs des pays avoisinants. Il était donc facile de reconnaître telle ou telle personne, de découvrir "en vrai" un pseudo sur le forum Schkopi, ou simplement un visage connu et des fans d'autres pays. J'ai ainsi retrouvé le couple allemand qui était à côté de moi au concert de Francfort en 2002.

La ville de Montreux est en effervescence pour ce concert : les gens dans la rue s'amusaient à reconnaître les fans de Prince. Dans les kiosques, les unes des journaux ne parlaient que de cela. La foule amassée devant l'auditorium nous a soudain rappelé d'immenses souvenirs d'attentes devant les salles de concerts, et les discussions entre fans sur le contenu probable du show.

Nous entrons à l'intérieur du complexe "Média Center" et je retrouve Sébastien, qui me remet un billet et que je ne remercierai jamais assez. Rapidement, je vais échanger le précieux sésame contre le bracelet vert qui me permettra d'entrer dans la salle tout à l'heure. Pour l'instant il y a peu de monde devant l'entrée, à peine une quinzaine de personnes. Pas de raison de paniquer : profitons-en pour découvrir l'endroit et nous balader tranquillement sur les quais, apprécier les stands où se mélangent odeurs de merguez grillées et de paella. On repasse devant le fameux bar "Le Tropical" pour faire connaissance avec un groupe de fans. Quel bonheur d'être là, quelle joie de vivre ces instants. C'est quasiment irréel, pratiquement subliminal. Dire qu'il y a encore quelques jours, on y aurait pas cru.

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Dix huit heures. Le moment est venu de rejoindre les fans les plus irréductibles, assis devant l'entrée de la salle depuis leur arrivée. On est alors une soixantaine, mais rapidement la foule va grossir et largement se répandre derrière nous, jusqu'au milieu du hall et en dehors. Je croise encore de nombreuses têtes connues, on se fait parfois des signes de loin, des sourires, "ah tiens, toi aussi tu es là"... Une heure plus tard, l'équipe de sécurité arrive et commence à toucher aux barrières en métal. Réaction stupide mais immédiate : toute la foule se lève. C'est le début de la compression. Mais ça va, on est en Suisse :)

Devant nous, trois portes d'entrée sont matérialisées. Ces trois accès sont actuellement bloqués par une barrière disposée transversalement. C'est là que tout se corse pour l'équipe de sécurité, des étudiants recrutés pour l'occasion ! Comment déplacer cette barrière sans que la foule en délire ne s'engouffre dans les accès ? Malgré les conseils avisés de Phiphi, un fan local, la responsable de la sécurité, une jeune femme blonde, prend la décision d'entrouvrir un seul accès pour laisser passer les fans au compte goutte.

Ce fut évidemment un carnage. Dès que l'accès fut ouvert, un énorme entonnoir humain se forme et les fans se glissent, un par un, dans l'étroit boyau. Ca pousse très fort pendant quelques minutes. Les filles hurlent car elles ne peuvent plus respirer. Les garçons usent de leurs forces pour repousser ceux qui appuient derrière. Sans compter les foies enfoncés par un coin de barrière, les pieds écrabouillés, les chevilles tordues. Mais d'une certaine manière, cet épisode fut vécu comme un folklore : globalement, tout s'est bien passé et l'humeur est restée joyeuse. On allait pas se formaliser pour si peu.

Fouille très sommaire ("videz vos poches s'il vous plait" lol), puis course dans les escaliers pour monter jusqu'à la salle. Nouvel arrêt devant les immenses portes en bois donnant accès à la fosse. Recommandation du portier, un étudiant lui aussi : "allez y doucement". Tu parles Charles. L'ouverture des portes donne lieu à une nouvelle cohue, et une nouvelle course cette fois en direction de la scène.

La salle est superbe, toute en bois. Les gradins sont assis, mais situés très en retrait par rapport la scène. Bien que la climatisation fonctionne correctement pour une salle de cette taille, la chaleur prend le dessus et on se dit que pendant le show ce sera chaud.

Finalement l'attente n'a pas été aussi longue que cela. J'avais la crainte d'un début de concert à minuit, mais vers 21h40 Claude Nobs fait son apparition sur scène. Après un speech d'introduction, il nous explique que Prince a souhaité ni caméra ni appareil photo ni enregistrement : "Prince souhaite que vous restiez concentrés sur la musique" dit-il, "ce concert a lieu entre lui et vous". Cinq minutes plus tard, le show commençait.

Le show

La mélodie du classique When The Saints Go marchin In jouée aux cuivres résonne alors dans l'auditorium Stravinski. Greg Boyer au trombone, Mike Philips au sax, William Lee Hogan à la trompette, marchent vers le centre de la scène.

Brusque arrêt à la fin du morceau : les trois cuivres restent figés, et le noir total se fait. Soudain, une silhouette se dessine sur la gauche. Un costume, un chapeau : c'est LUI. Dans un silence musical mais sous les cris d'une foule en délire, il parcourt la scène de long en large et repart sans dire un mot.

S'ensuit alors une demi heure d'improvisation jazz menée par Prince comme un chef d'orchestre, toujours sans dire le moindre mot. Il consent toutefois à prendre sa guitare pour un solo de 30 secondes, avant de la reposer. Le medley jazzy est en fait une compilation de: It Don’t Mean A Thing [Duke Ellington] - The World Is A Ghetto [War] - Footprints [Miles Davis] - Down By The Riverside [traditionnel].

Cora Coleman (batterie) et Josh Dunham (basse) appuient le tout d'un rythme soutenu. Morris Hayes est aux claviers, tout comme Renato Neto. Les Twinz (deux danseuses jumelles) ne sont pas présentes ce soir là.

Pour ceux qui avaient écouté les enregistrements pirates des shows de Las Vegas, on retrouve un enchaînement habituel avec le titre Satisfied que Prince introduit par un feulement (premier instant au micro de tout le concert) et par Morris Hayes parodiant la conversation d'une vieille dame avec chapeau. La version, jouée avec conviction dans une ambiance Soûl à souhait avec mimiques et pas de deux, s'étend pendant six ou sept bonnes minutes. Pendant le solo de saxophone, Prince ordonne à Mike Philips de "satisfaire cette femme" désignée du doigt dans le public.

Pour avoir vu les set lists des shows de Las Vegas, je ne me suis pas étonné de l'apparition de Girls & Boys à cet endroit du show. La version 2007 de ce titre manque à mon avis d'un réel groove mais elle fut tout de même un moment très fort du concert, avec une foule enfin prête à accueillir comme il se doit son invité. Cependant la chaleur et la moiteur dans la salle commencent à se faire cruellement sentir. A tel point qu'il est préférable de ne pas trop s'exciter si on ne veut pas se retrouver trempé de sueur.

A ma grande surprise, Prince enchaîne alors avec Purple Rain dans une version courte (refrain + guitare), mais suffisante pour me faire douter de la tournure du concert. OK il a fait une intro jazzy et maintenant, il va nous faire un concert best-of ? On a un peu l'impression que Prince ne sait pas trop où il veut aller.

Juste après nous avons droit à un nouvel intermède musical : prince quitte la scène et Renato et Mike jouent What A Wonderful World dans une version sensiblement étirée. C'est ensuite Shelby Johnson qui prend le lead avec une version plus que correcte de Love Is A Losing Game d'Amy Winehouse. Sur demande de Prince revenu prendre sa guitare, elle enchaîne avec Sweet Thing [Rufus & Chaka Khan]. Prince poursuit dans le old school mais casse une fois de plus le rythme avec un Gotta Broken Heart Again qui ressemble quand même beaucoup au Satisfied du début.

Le groupe, globalement, est bon mais je ne dirai pas qu'il s'agit du meilleur groupe que Prince ait jamais eu. Les deux guest star principales sont Renato Neto et Mike Philips. Le clavier brésilien propose toujours des effets électroniques bien placés et des parties de piano fantastiques. Le saxophoniste (que nous voyons pour la première fois) en met plein les yeux, mais à la manière de Candy Dulfer : c'est à dire qu'il démontre plus son bonheur d'être là qu'une réelle virtuosité technique avec son instrument. A noter que Mike Philips est également excellent au vocoder, un instrument très utilisé dans les années 80 par le groupe Zapp et qui déforme la voix.

Les autres membres du groupe sont aussi mis à contribution mais ils restent quelque peu en retrait. La section rythmique fonctionne bien mais Cora Coleman ne frappe pas très fort sur sa batterie et Josh Dunham est un discret bassiste. Encore plus discret, Morris Hayes semble s'effacer complètement derrière Renato Neto. Shelby Johnson est une meneuse de revue efficace, et une chanteuse motivée.

Ceux qui attendaient le funk ont du se régaler avec l'excellente version de Musicology durant laquelle Prince empoigna sa basse pour un solo simple mais efficace. Shelby reçoit pour instruction de faire monter des gens sur scène et Prince enchaîne avec un inédit souvent repris en concert : Prince & The Band. Un furieux Play That Funky Music White Boy [Wild Cherry] démarre alors et comme à Vegas, Prince demande à un des garçons monté sur scène de chanter la chanson. Le pauvre gars a bien essayé mais aucun son n'est sorti de sa bouche. "Essayez en français !" propose Prince.

Poursuite des hostilités avec un étonnant I Feel For You joué comme lors du Musicology Tour (en réalité, Prince l'avait déjà joué à l'aftershow du First Avenue une semaine plus tôt mais je ne l'avais pas en tête), suivi comme en 2004 par une excellente version de Controversy pulsée par les cuivres. C'est bien parce que c'est bien joué, mais ces versions reprises d'une tournée vieille de trois ans nous étonnent quelque peu. Ceci dit, elles n'avaient jamais été jouées ainsi en Europe.

Vient alors la reprise de Crazy, de Gnarls Barkley, un hit énorme en 2006 et très correctement interprété par Shelby J, même si la présence de ce titre est discutable dans un concert au Montreux Jazz Festival.

Baisse de tempo avec Nothing Compares 2 U pourtant joué tant de fois, mais la version proposée ici passe sans aucun dommage, elle est même plutôt agréable. L'intro de 7 surgit alors, et Prince chante intégralement la chanson avant de partir sur un mini jam autour de The Song Of The Heart provenant de la BO de Happy Feet.

Retour aux classiques rock avec la reprise de Come Together des Beatles, pour lequel la foule participe grandement et du coup la chaleur insoutenable revient. La version est magnifique et bien péchue. Prince demande alors si on veut entendre du neuf ou du vieux. Les réponses dans la salle sont mitigées, personne n'osant réellement donner son avis. Prince enchaine alors avec une nouvelle version de Take Me With U, mais après le premier refrain il dit "je préfère le neuf" et enchaîne avec son dernier single : Guitar ! Sublime version qui permit aux sceptiques de vendre leur âme au diable et de devenir fans de la chanson.

Nouveau break de quelques minutes. Le groupe sort et c'est le moment du rappel. Le foule crie. Prince revient seul sur scène. Je m'attends alors à un set acoustique mais ce n'est pas vraiment le cas puisque c'est la guitare électrique que Prince prend. Mais il joue bien seul, devant son micro et entame un Little Red Corvette somptueux, suivi d'un Sometimes It Snows In April repris en choeur par la foule. Renato Neto est venu prêter main forte à Prince avec un peu de piano.

Voila, Prince quitte la scène et c'est fini pour de bon car Claude Nobs revient en transes au micro pour nous dire que Prince a livré un show admirable de près de trois heures, spécialement pour le public de Montreux.

Après le show

Dès le show terminé, le public quitte la salle doucement. Il est un peu plus de minuit et nous sommes des loques humaines. Transpirant et desséché, je n'ai qu'une envie : boire de l'eau. Il nous faut plusieurs minutes pour rejoindre les quais à l'extérieur. Le premier stand est pris d'assaut. Les bouteilles d'eau de 50 centilitres passent de main en main, j'en descends trois d'affilée. Le temps de reprendre nos esprits et d'échanger quelques mots avec les fans aux alentours, le second besoin immédiat est de s'assoir. On décide de marcher un peu sur les quais pour trouver une terrasse de libre, ce qui se fait sans trop de difficulté. On reste ainsi quelques minutes, en regardant passer les gens qui se dirigent vers le Montreux Jazz Café.

Nos oreilles reprennent suffisamment de leurs fonctions initiales pour que nous entendions à plusieurs reprises prononcer le nom de "Jazz Café". Il faut dire qu'une persistante rumeur avait parcouru le festival tout l'après midi. Mais je me dis qu'après le show que Prince vient de donner, il a épuisé son répertoire de Jazz Cuisine, et qu'un aftershow est désormais fort improbable. Quel homme arrogant je suis ! Sachez qu'il ne faut jamais penser tout connaître de Prince, et qu'il est toujours capable de vous surprendre même là où vous l'attendez.

Par sécurité ou par instinct, peu importe, on décide d'aller jeter un coup d'oeil au Jazz Café. L'entrée est à deux pas, il y a une équipe de sécurité mais aucune fouille n'est pratiquée et l'entrée est immédiate et gratuite ! L'aftershow me semble alors encore plus improbable. Le café est immense (600 personnes dit on) et une DJ passe des standards funky. Il y a bien une scène mais aucun instrument ou signe de vie. On fait le tour, on monte à l'étage où se trouve un autre bar ainsi qu'un carré VIP actuellement vide. En continuant notre visite, on arrive de l'autre côté de la salle où se trouve une galerie en mezzanine avec des tables. On décide de s'installer à une table très bien placée juste au dessus de la scène. En contrebas, on aperçoit plusieurs autres fans agglutinés au bord de la scène, pour le cas où quelque chose pourrait se passer !

Et en effet, rapidement la salle s'anime... la suite est racontée dans cet article.

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