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Cet article relate mon expérience vécue lors du concert de Prince au Stade de France, à Saint-Denis (Paris), le jeudi 30 juin 2011.

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Contexte

La venue de Prince au Stade de France à Paris (sur la commune de Saint-Denis) est un ajout tardif à la tournée européenne qui se met en place pour le mois de juillet 2011. Les premiers concerts annoncés pour cette tournée sont les 3 soirées à Rotterdam dans le cadre du North Sea Jazz Festival, et à ce moment là il n’était pas encore question d’une tournée à proprement parler. Du coup, beaucoup de fans français avaient fait le choix d’aller à Rotterdam compte tenu d’une programmation très intéressante à voir en dehors des concerts de Prince.

Cependant plusieurs semaines auparavant, des indiscrétions avaient filtré au sujet d’un évènement majeur en France qui pourrait être le Stade de France. Le scepticisme était de rigueur parmi les fans : pourquoi un si grand endroit ? Prince aurait-il un public suffisant pour remplir un stade aujourd’hui, et tout cela ne risquait-il pas de tourner au fiasco ? Ainsi l’annonce prit beaucoup de monde par surprise. Alors que certains artistes mettent jusqu’à une année et demie pour remplir le stade, d’une capacité totale potentielle de 80 000 places, Prince fait le pari qu’il pourra le faire en… un mois seulement !

Une première annonce a eu lieu mi-avril sur RTL par l’animateur Georges Lang. Il était alors annoncé que le concert aurait lieu le 2 juillet. Il est probable que le délai très court ait donné des sueurs froides aux organisateurs et aux sponsors, si bien qu’une annonce prétendument fortuite et lâchée à l’antenne permettait au moins de prévenir les fans avant la confirmation réelle de l’événement. Il faudra attendre un mois supplémentaire pour obtenir une confirmation officielle, donnée le 13 mai 2011.Le show est avancé au 30 juin, un jeudi soir.

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exemple d'un billet classique pour le concert du Stade de France

Les billets furent mis en vente à partir du 27 mai. Les tarifs allaient de 50,80 EUR pour une place en pelouse arrière, et jusqu’à 111,30 EUR en tribune Or. La pelouse Or, elle, est à 67,30 EUR soit un tarif relativement abordable comparé à d’autres artistes. Il faut cependant avouer que la mise en scène de Prince est basique, l’essentiel du show reposant sur la musique plus que sur les effets spéciaux.

Le gros pari de ce concert était donc le remplissage. L’année précédente, avec les concerts d’Arras et de Nice, Prince avait constitué une réserve d’environ 35 000 fans potentiels. Mais cela était sur toute la France et ne représente que la moitié de la capacité du stade ! De toute sa carrière, jamais Prince n’avait joué dans un espace aussi grand. Son record à date est celui du stade Orange Bowl de Miami, où il a joué devant 72 319 personnes mais c’était pour le concert final de la tournée Purple Rain ! Certes il joua aussi au Memoriam Coliseum de Los Angeles devant environ 100 000 personnes, en juin 1981 pour la première partie des Rolling Stones. Il donna aussi en 1993 un show de la tournée Act II dans le stade de Wembley, à Londres, un édifice d’une taille presque similaire au Stade de France. Mais là aussi c’était une autre époque !

En réalité Prince et la société Interconcerts de Jackie Lombard n’ont jamais cherché à combler les 80 000 places. Le Stade de France est une salle de concert comme une autre, avec différentes configurations possibles. Seuls certains groupes et artistes, comme U2, Police ou Céline Dion, sont parvenus à remplir le stade dans sa totalité. Pour d’autres, comme Madonna ou les Rolling Stones, la capacité est généralement ramenée à 60 000 personnes. Nous comprendrons ultérieurement que pour Prince toute la rangée de tribunes hautes n’était pas proposée à la vente, ce qui réduit la capacité du stade à 50 – 55 000 personnes environ, soit l’équivalent du concert du Parc des Princes en 1990. C’est déjà, tout de même, un sacré challenge !

Il était clair que le seuil de rentabilité serait difficile à atteindre. Beaucoup de places furent vendues dans le cadre d’opérations promotionnelles ou à travers les Comités d’Entreprises, à un prix autour de 35 EUR. Pour ne pas perdre la face, Prince lui-même annonça qu’il trouvait le tarif « trop élevé » ce qui justifia le fait de proposer des rabais.

Si le Stade de France peut être considéré comme un lieu prestigieux à l’instar de la Citadelle d’Arras ou du Grand Palais, un concert à cet endroit semblait inespéré dans la carrière de Prince, relativement discrète depuis les années 1980. De plus l’immensité du lieu ne laissait rien présager de bon : un endroit découvert, une foule énorme, une qualité de son pas forcément au top, et des tarifs annexes exorbitants (parking à 16 euros). Concernant le contenu du show, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Il était clair que le concert serait un défilé de hits, tels que nous avions l’habitude de les entendre depuis les concerts à l’O2 Arena à Londres en 2007. Les trois concerts prévus à Rotterdam au North Sea Jazz et pour lesquels j’avais déjà mes billets me semblaient beaucoup plus intéressants à suivre. La seule réelle motivation pour ce show au Stade de France était de revoir Prince à Paris et d’apprécier l’endroit.

Je choisis d’acheter un billet en Pelouse Or à 67,30 EUR afin d’être au plus proche de la scène.

Avant le show

La question de l’heure d’arrivée devant le Stade de France fut l’objet de nombreux débats. Un concert en stade implique une foule immense, et il fallait s’assurer de pouvoir voir correctement le spectacle. L’expérience a montré qu’en arrivant autour de 18 heures pour un show à 20h, c’est largement suffisant pour être très bien placé sans toutefois espérer accéder au premier rang. Lors du concert au Parc des Princes en 1990, j’étais parti de chez moi avant 8 heures du matin ! Mais j’avais aussi vingt ans de moins. Cette fois c’est seulement vers 13 heures que je suis arrivé sur les lieux, et c’était encore beaucoup trop tôt ! Etant donné que l’on entre dans le stade par une porte identifiée à l’avance, chacun s’est positionné devant l’entrée correspondante à son billet. Et devant la mienne, la porte G, il y avait à peine une dizaine de personnes. En réalité l’atteinte des meilleures places allait se jouer en fonction de l’ouverture des portes et du temps nécessaire pour entrer, plutôt que selon l’ordre d’arrivée.

L’après midi passe doucement et sous un soleil intense. En fin d’après midi, l’ouverture des portes se précise. Je sors alors de ma poche la pochette plastique dans laquelle je conserve, depuis un mois, mon billet électronique imprimé en couleurs. Les gens se lèvent et un entonnoir se crée devant les grilles métalliques. Je suis dans les premiers. La foule se presse derrière moi mais c’est très supportable même si tout le monde est excité pour entrer.

C’est alors que débute pour moi ce que j’ai appelé « le cauchemar du stade de France ».

Au moment de passer le portillon d’accès, l’agent ne parvient pas à scanner mon billet. Il tente 2 fois, 3 fois, 4 fois… rien à faire. Derrière, ça commence un peu à s’impatienter d’autant que les autres tourniquets fonctionnent et que les fans entrent et courent pour prendre les meilleures places. L’agent me dit : « votre billet ne passe pas, rendez vous porte D pour le faire saisir manuellement ». Aïe !

Je dois alors aller à contre courant de la marée humaine pour rebrousser chemin et sortir. Puis courir jusqu’à la porte D qui se trouve à l’autre extrémité du stade. A cet endroit, il y a un attroupement pour entrer et je dois à nouveau faire la queue plusieurs minutes jusqu’à arriver au tourniquet. Une fois arrivé devant l’agent, il tente de scanner mon billet mais ça ne fonctionne toujours pas. En fait, avec le temps l’encre a bavé et le code barre est devenu illisible. Il me demande de m’adresser à un autre agent, situé sur le côté. Je dois alors traverser plusieurs files de personnes pour arriver jusqu’à lui. Le gars a qui j’explique la situation me semble être le plus mou du monde. Je lui montre mon billet et lui dit qu’il ne peut pas être scanné. Il dit alors, « ah oui il faut le saisir manuellement ». Il se met à chercher autour de lui une petite machine avec un clavier. Toutes ces opérations me semblent durer une éternité. Pendant ce temps, des files ininterrompues de fans entrent dans le stade par toutes les portes. Je commence à être stressé.

L’agent pose mon billet sur un coin de tourniquet, il appuie du doigt dessus pour distinguer les chiffres du code barre et commence à les taper: « alors… 3… ». Je le regarde avec de grands yeux ébahis. Il se passe environ huit secondes. « ensuite, 8… ». J’en reviens pas, ça prend des plombes ! J’ai juste envie de lui arracher sa machine et de taper moi-même le code.

Bref, finalement mon billet est validé et je cours sans trop savoir pourquoi pour enfin entrer dans le stade. Et là en haut des escaliers, c’est l’étonnement doublé d’une grande perplexité. J’étais venu une fois auparavant au Stade de France, pas très longtemps après son inauguration et on avait fait une visite. Ca remontait à longtemps et je n’avais plus conscience de l’immensité de l’endroit. Là, ça me parait énorme, mais surtout… désespérément vide ! Dans le virage du fond, là ou se trouve la scène, une large portion des tribunes n’est pas accessible ce qui laisse l’impression d’un grand désert. Les tribunes restantes sont partagées en deux horizontalement, et la partie haute tout autour du stade est bâchée. On a le sentiment qu’à peine la moitié du stade est exploitée pour ce concert. Il y a juste la fosse et le premier étage des tribunes qui sont accessible au public. Les tribunes, à cette heure là, sont encore quasi désertes. La fosse est aussi en grande partie vide et on se rend compte alors que les centaines de personnes déjà entrées depuis ma mésaventure au tourniquet ne représentent rien à l’échelle du stade. Mais à ce moment, le sentiment d’un fiasco annoncé n’est pas très loin… Prince peut remplir le Zénith (6 000 places), voire Bercy (15 000 places), mais un stade de 50 000 places… ?

Je m’approche de la scène. Impossible de retrouver mes amis dans cette cohue. Heureusement, je vois quand même des visages connus tout autour de moi mais pas moyen de communiquer. Pas grave, je reste où je suis. Au final, malgré tout ça, je ne suis pas très loin de la scène. Une vingtaine de mètres tout au plus.

Première partie : Sharon Jones & The Dap-Kings

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Prince invité surprise du set de Sharon Jones

Peut être à cause de mon aventure liée au billet, je ne suis pas vraiment dans l’ambiance quand démarre la première partie, Sharon Jones & The Dap Kings. Un temps, il était annoncé Selah Sue mais elle s'est désistée. Je dois l’avouer, je ne connaissais pas du tout ce groupe qui n’était jamais arrivé jusque dans mes radars musicaux. D’après les infos autour de moi, il semble que ce soit plutôt pas mal. Mais au début en tous cas, je n’adhère pas. Sharon Jones, sorte de mémère excitée et sautillante, habillée d’une robe dorée à paillettes, m’agace avec ses gimmicks à la James Brown. Pourtant la musique est assez bonne, avec un groupe motivé et doté de cuivres, mais l’immensité du stade aux trois quart vide dessert la prestation. Au fur et à mesure pourtant, ça s’améliore et d’autant plus lorsque, sur le morceau When I Come Home, on aperçoit une silhouette familière entrer sur scène. C’est Prince bien sur, dans une sorte de sweat ocre à capuche et avec sa guitare en bandoulière. Il vient rapidement au devant de la scène et livre un solo de guitare démentiel. Le ton est donné, cette simple apparition (comme nous l’avions vécu au Zénith en 1998) me redonne le sourire pour la soirée.

Le show

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L'entrée en scène sur D.M.S.R.

Le concert débute alors que le soir n’est pas encore tombé, et surtout que le Stade de France n’est pas encore rempli. S’il est déjà beaucoup moins clairsemé, il y a encore beaucoup de monde qui arrive tout juste surtout dans les tribunes. Il ne m’est pas possible de voir la fosse située derrière moi mais je doute qu'elle soit remplie. Le concert débute avec D.M.S.R., un choix judicieux pour faire monter l’ambiance. Car le jour persistant et l’absence de gros effets visuels font que tout cela somme un peu vide. Mais avec ce titre, Prince fait monter l’excitation même si l’introduction avec Shelby et Liv prétendant jouer de la trompette est un peu ridicule. C’est en faisant de D.M.S.R. un jam funky, avec une participation en solo de Ida et de Cassandra, et l’arrivée de Maceo Parker, que ça décolle vraiment. Prince encourage également le public à répondre et échanger avec lui.

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Prince, ses bottines à franges et le Stade de France

La suite est un peu surprenante, car c’est avec Pop Life que Prince poursuit. Mais le titre prend bien et permet de maintenir l’ambiance. Vient alors Musicology, un autre jam funky au début duquel Prince s’assoit sur son piano pour changer de chaussures. Il troque ses chaussures hautes dorées pour des moon boots blanches à frange. On ne sait pas si c’était un jeu de scène ou un oubli de son accoutrement pendant la première partie. Musicology est l’occasion de nouveaux échanges avec le public, de divers solos de Maceo, de chants comme « Eye Like Funky Music » et le rap du morceau inédit (mais souvent joué en concerts), Prince And The Band.

Contre toute attente le son du Stade de France est plutôt bon et permet de bien ressentir la musique. Le groove est présent, et si Prince est un peu dans des gimmicks automatiques, il sort son éventail de mimiques et de pas de danse.

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Pendant le solo de Shhh

Reprenant sa guitare toute dorée, Prince enchaine avec Shhh dans une version plus que correcte. C’est le moment ensuite de présenter Andy Allo que l’on a découvert depuis le Grand Journal quelques jours plus tôt. Elle débute avec Prince le riff de Everyday People, et ils enchainent ensuite sur cette chanson qui est une nouvelle occasion de livrer de la musique funky. Come Together est aussi l’occasion de nombreuses interactions avec le public, et un solo de piano de Cassandra. Alors que Prince se dirige sur la droite de la scène, il fait reculer le caméraman qui assurait la prise de vue pour les écrans géants, et celui-ci… tombe à la renverse dans un trou. Sensiblement concerné, Prince lui tend la main pour l’aider à se relever et s’assure que tout va bien, tout en continuant à jouer.

On passe ensuite à Controversy, une autre valeur sûre dans laquelle Prince multiplie encore les interactions avec le public. En enchainant avec Le Freak (de Chic) sur le beat de Sexy Dancer, on reste dans la mouvance disco/funk agrémentée de passages sympa à la guitare rythmique. Cela se poursuit avec le riff de Love Rollercoaster et Play That Funky Music. Tout cela ne sont que des redites de nombreux shows précédents auxquels j’ai assisté, mais l’ambiance est là.

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Prince à la basse

L’étape suivante est la participation en solo de Andy Allo sur The Look Of Love, un reprise d’un morceau dance / pop datant de 1967 et sur lequel participe activement Maceo Parker. Le titre se termine plus doucement ensuite. Nothing Compares 2 U est l’occasion d’un duo engagé avec Shelby J, parfois un peu exagérément. Maceo Parker est une nouvelle fois mis à l’honneur avec l’instrumental Pass The Peas qui est l’occasion d’un solo de guitare bluesy de la part de Prince qui n’est pas sans rappeler Gangster Glam. Le morceau évolue en un jam quand Prince se décide à empoigner la basse d’Ida et de livrer une série d’hymnes funky en multipliant les effets. On entend 777-9311 et The Stick, de The Time, mais aussi Head et le riff de America. Quand Prince prend la basse c’est souvent magique, et là c’est le clou de la soirée.

Vient un titre mid-tempo inédit, Only Heaven Knows, qui fut joué de rares fois seulement et qui devait surement faire partie d’un projet d’album bien qu’il ressemble plus à un jam avec quelques paroles. La symbiose est totale et le public parisien réagit très bien aux demandes de Prince.

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Une pluie de confettis pendant Purple Rain

La suite du show est de nature beaucoup plus classique, puisque s’enchainent Take Me With U, Raspberry Beret, Cream, et Cool. Après un break, vient le tour de Purple Rain. Puis on trouve Let’s Go Crazy, Delirious, 1999, et Little Red Corvette.

La suite prend la forme du sampler set et on continue dans le déroulé des tubes : When Doves Cry, Nasty Girl, Sign O The Times, et The Most Beautiful Girl In The World. Soit au total, pas moins de 13 hits à la suite ! Puis viennent d’autres morceaux comme Forever In My Life (toujours apprécié), un teasing sur Darling Nikki, puis I Would Die 4 U. A ce moment là, Maceo Parker vient signifier à l’oreille de Prince qu’en raison de l’heure tardive le show doit se terminer. C’est pourquoi Prince enchaine avec Kiss, dans une version bien pêchue et sexy, pour clôturer le show.

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au piano, pendant le sampler set

A peine le concert terminé l’assistante française de Prince, Beisha, vient annoncer au micro qu’il y a un « couvre feu », un terme pas très approprié mais qui n’est que la traduction du mot « curfew » utilisé dans l’équipe pour indiquer l’heure limite pour rendre la salle. Le public quitte donc les lieux.

En conclusion ce concert au Stade de France fut plutôt une bonne surprise. Certes le contenu est bateau pour les gros fans, mais le show s’est déroulé dans une bonne ambiance générale et le contrat est rempli avec une durée d'environ 2h40. En comptant large l’évènement a attiré environ 40 000 personnes, soit un peu moins que prévu mais un pari réussi tout de même quand on imagine que tout s’est passé en moins d’un mois ce qui est inédit. Prince a dit pendant le show qu’on écrivait « une part de (son) histoire ».

Aftershow au restaurant La Société

A peine le temps de quitter l’enceinte du stade que les infos pleuvent quant à un aftershow au restaurant La Société, un lieu sélect dans lequel Prince était passé quelques jours avant. Dans un premier temps il est question d’une soirée privée pour le groupe uniquement, et personne n’est censé être autorisé à y entrer. L’idée d’un aftershow semblait peu probable après un tel concert, c’est pourquoi nous sommes dubitatif. On décide tout de même d’y aller. Le temps de reprendre la voiture (heureusement bien garée dans un endroit stratégique et d’où on peut s’extraire facilement) et de se rendre jusqu’au quartier latin en plein centre de Paris, et nous voila sur place. Et c’est la stupeur : alors qu’on pensait avoir été très rapides pour être sur place, on constate qu’une importante file d’attente s’est déjà formée devant l’entrée du restaurant, et c’est plusieurs centaines de personnes qui tentent d’entrer dans une soirée annoncée comme ultra privée.

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L'intérieur du restaurant La Société

La désorganisation fut totale. Certains ont réussi à entrer, d’autres non. Certains ont payé (100 euros), d’autres non. Il était dit que la soirée était privée, puis que quelques fans pourraient entrer, en fait cela s’est fait à la tête du client. J’essaie d’appeler quelques numéros de téléphone connus, mais sans succès. Je croise Beisha l’assistante, ainsi que John Blackwell, mais ils ont l’air pressés et ne peuvent me répondre. Alors que nous sommes bloqués à l’extérieur, toutes les rumeurs circulent : c’est juste une soirée resto, mais il y a quand même des instruments. On entend ensuite que c’est Sharon Jones qui joue, et pas Prince. Mais finalement Prince joue quelques titres aussi. Le temps qu’on se rende compte de tout cela, c’est déjà terminé et ça a duré moins de 40 minutes. Certains ont pu entendre le show en se positionnant à une fenêtre, à l’arrière du restaurant.

Au final Sharon Jones et son groupe ont joué 5 ou 6 titres de leur cru avant de se voir rejoindre par Prince une nouvelle fois sur le morceau When I Come Home. Par la suite les NPG se sont en partie mélangés avec le groupe de Sharon Jones et ont enchainé sur plusieurs titres de Prince : A Love Bizarre, Let’s Work, U Got The Look, Misty Blue, et We Live (2 Get Funky). D’après les témoignages émanant de l’intérieur, la salle est bondée, il est impossible de bouger et même de voir quoi que ce soit tellement c’est petit.

Il est déjà cinq heures du matin lorsque nous décidons de lever l’ancre, sans avoir réussi à entrer et alors que tout est terminé. C’est la première fois que je ne parviens pas à entrer dans un aftershow de Prince, qui plus est à Paris. J’essaie de me consoler en me disant que ce n’était pas un réel aftershow et qu’il n’a joué que 40 minutes. C’est un moindre mal, et il faut dire que quelques jours plus tard je dois me rendre à Rotterdam pour 3 concerts au North Sea Jazz donc l’honneur est sauf !

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